Comment créer un site web multilingue : un guide simple pour votre entreprise
- par Ilona K.

Table des matières
Imaginez : votre site est en ligne, le trafic est régulier, les produits s’affichent, mais quand certaines personnes y arrivent, elles repartent aussitôt. Tout fonctionne – sauf qu’elles ne peuvent pas le lire. C’est là que vous réalisez qu’il vous faut un site multilingue.
TL; DR:
- Un site web multilingue est disponible en plusieurs langues. Un site international s’adapte aussi aux régions, aux devises et à la disponibilité des produits.
- Des structures d’URL claires et de bonnes pratiques de SEO international aident les moteurs de recherche à proposer la bonne version linguistique au bon public.
- Des outils comme Weglot, TranslatePress, Brizy, DeepL et Ailaysa vous font gagner du temps sur la localisation manuelle du site.
Si vous dirigez une petite ou moyenne entreprise, passer au multilingue peut sembler compliqué. Faut-il un nouveau domaine ? Devez-vous faire appel à un traducteur ou ChatGPT suffit-il ? Comment gérer le SEO et l’optimisation pour les moteurs génératifs ? Et c’est quoi au juste ce mystérieux hreflang ?
Bonne nouvelle : vous êtes au bon endroit. Nous allons voir la différence entre sites internationaux et multilingues, comment ajouter de nouvelles langues à votre site existant, quelques outils pratiques pour vous accompagner, et les bonnes pratiques SEO pour que vos clients vous trouvent. Tout l’essentiel du site multilingue, au même endroit, pour vous aider à passer à l’action.

International vs multilingue : est-ce la même chose ?
Pas tout à fait – et beaucoup se trompent là-dessus. Un site web multilingue est le même site que vous avez, simplement disponible en plusieurs langues. Imaginez une boulangerie à New York qui ajoute des versions italienne et néerlandaise de son menu en ligne. Ou une auto-école à San Diego qui s’adresse à des clients hispanophones. Les services restent les mêmes, mais davantage de personnes peuvent les découvrir – voici d’ailleurs quelques exemples inspirants de sites qui ont bien fait les choses.
Autre usage de ce format : les sites axés sur le contenu, par exemple les blogs. Ajouter plusieurs langues ne change pas le fond, mais nous rend accessibles à plus de lecteurs.
À l’inverse, un site international s’adapte entièrement à chaque pays d’exploitation. Par exemple, si vous vendez des vêtements aux États‑Unis et au Royaume‑Uni, vous avez besoin d’une version de site pour chaque région, avec la bonne devise, les taxes, la disponibilité des produits, les mentions légales et les tailles.
Les recommandations de Google pour la gestion des sites multilingues confirment que la langue et la zone géographique sont deux signaux distincts. Si vous voulez simplement élargir votre audience à des personnes parlant d’autres langues, le multilingue suffit. Si vous voulez réellement opérer dans un autre pays, vous passez à l’international.

Où vit chaque langue
Autre point qu’on complique facilement à l’excès – alors que la règle est simple : vos pages en anglais, espagnol, allemand, ou toute autre langue, ont chacune besoin de leur propre « maison ». Tout mettre au même endroit sans structure appropriée, c’est la porte ouverte au chaos.
Voici 3 options principales pour y parvenir :
- Sous-dossiers : example.it.com/es/ — les plus simples à gérer, partagent l’autorité.
- Sous-domaines : es.example.it.com — séparation plus nette, mais vous perdez un peu de force SEO centrale. Consultez notre guide sur comment utiliser des sous-domaines.
- ccTLD (country-code top-level domains) : example.es — énorme gain de confiance localement, mais plus lourd en ressources, car il faut sécuriser le même nom de domaine dans chaque ccTLD où vous souhaitez opérer. Si vous envisagez des sites par pays, notre guide sur le choix du meilleur TLD pour votre site détaille les options de domaine.
Les développeurs débattent sans fin (voyez ce fil Stack Overflow sur les URL des sites multilingues), mais, en bref : choisissez une option, tenez-vous‑y et ne servez pas des langues différentes sur la même URL.
Créer un site multilingue à partir de zéro
Si vous souhaitez lancer votre site en plusieurs langues dès le départ, c’est peut-être plus complexe que de commencer par une seule, mais c’est un avantage à long terme, car vous pouvez dès le premier jour planifier une structure pensée pour l’évolutivité.

Voici à quoi ressemble le processus :
- Choisissez tôt votre structure. Sous-dossiers, sous-domaines, ccTLD : peu importe, pourvu que ce soit cohérent. Les bonnes pratiques de SEO international
recommandent une URL unique par langue, plus hreflang (ne vous inquiétez pas, nous expliquerons cela plus loin). - Rassemblez et auditez tout. Menus de navigation, microcopies dans les formulaires, pages de paiement, messages d’erreur, même les PDF. La traduction ne se limite pas aux articles de blog ou aux descriptifs produits.
- Choisissez une méthode de traduction.
- Les traducteurs professionnels offrent une précision incomparable.
- La traduction par IA est rapide et peu coûteuse, mais risquée si personne ne relit. Consultez notre guide sur l’utilisation d’outils de traduction de sites web avant de vous lancer à fond.
- Une approche hybride (IA d’abord, relecture humaine ensuite) convient à la plupart des petites entreprises.
- Facilitez le changement de langue. Ne cachez pas le sélecteur de langue dans le pied de page : les utilisateurs s’attendent à le voir dans l’en‑tête. Et s’il vous plaît, n’effectuez pas de redirection automatique basée uniquement sur la langue du navigateur — les bonnes pratiques pour les sites multilingues insistent sur le fait de laisser le choix aux personnes.
- Traduisez les métadonnées. Nous avons vu d’excellentes traductions s’effondrer dans la recherche parce que les titres et méta‑descriptions visibles sur Google restaient en anglais.
- Testez avant le lancement. Un sitemap hreflang est votre allié ici — il indique précisément aux moteurs de recherche comment les pages dans différentes langues se correspondent.
Ajouter des langues à un site existant
Si votre entreprise n’a pas démarré en multilingue, rien n’empêche de l’étendre à tout moment. En réalité, de nombreuses sociétés constatent ce besoin plus tard, souvent quand leur base clients devient plus diverse. Ajouter une nouvelle langue à votre site ne requiert pas de tout reconstruire, mais demande tout de même de la réflexion.
Commencez par une langue. L’espagnol est courant aux États‑Unis car il permet de toucher des millions de personnes. Préservez votre structure (example.it.com/es/ est simple : d’ailleurs, nous avons créé la version espagnole de notre blog de manière similaire).

Traduisez d’abord les parcours clés : page d’accueil, services ou produits, tarifs, paiement, pages générant le plus de trafic et de revenus. Dans une discussion Reddit sur la mise en place de sites multilingues, des développeurs ont confirmé qu’il vaut mieux déployer progressivement et tout vérifier plutôt que de publier 50 pages à moitié traduites.
Surtout, reliez chaque version linguistique d’une page à ses équivalents. Sans cela, Google peut se tromper. Et croyez‑nous : il le fera. Ce qui nous amène à ce mot mystérieux pour beaucoup : hreflang.
Hreflang : ce n’est pas effrayant une fois qu’on a compris
Le mot « hreflang » sonne très technique, mais l’idée est simple. Hreflang regroupe plusieurs façons d’indiquer aux moteurs de recherche la langue d’une page et la région visée. Sans cela, votre page en anglais pourrait s’afficher aux personnes hispanophones, et inversement.
Voici un exemple HTML basique :
<link rel= »alternate » href= »https://example.com/en/product » hreflang= »en » />
<link rel= »alternate » href= »https://example.com/es/producto » hreflang= »es » />
<link rel= »alternate » href= »https://example.com/ » hreflang= »x-default » />
Vous pouvez utiliser hreflang en balise HTML (comme ci‑dessus), mais aussi dans votre sitemap (pratique pour les grands sites) et dans les en‑têtes HTTP. L’essentiel est la cohérence : chaque page doit référencer toutes ses versions linguistiques, y compris elle‑même. Le guide de Backlinko sur hreflang est une excellente ressource, et la documentation de Google regorge aussi d’exemples.
Maintenant que nous avons vu les bases, passons à la pratique — et autre bonne nouvelle, vous n’avez pas à tout coder à la main.
Des outils qui aident vraiment
Voici quelques outils éprouvés qui facilitent la mise en place d’un site multilingue :
- Weglot : prêt à l’emploi, détecte automatiquement le contenu, configuration rapide
- TranslatePress : pour les sites WordPress, vous pouvez traduire directement sur la page via ce plugin.
- Brizy : un créateur de sites web avec une gestion multilingue simple.
- DeepL : bonne qualité de traduction automatique ; dispose d’une API.
- Ailaysa : combine traduction IA et relecture humaine dans une même plateforme de localisation.
Besoin d’inspiration supplémentaire ? Nous avons déjà présenté une belle sélection d’ outils pour la traduction de sites web.

Bonnes pratiques SEO pour les sites multilingues
Un site multilingue n’est pas seulement « un plus ». C’est une façon de montrer du respect à vos clients potentiels qui parlent différentes langues. Avec la bonne structure, de bonnes traductions et une configuration hreflang solide, vous vous assurez que les gens trouvent — et comprennent — ce que vous proposez.
Et pour mettre toutes les chances de votre côté, suivez ces cinq règles d’optimisation pour une configuration claire et cohérente :
- Une URL/structure par langue — n’échangez pas simplement le texte de façon dynamique.
- Gardez le sélecteur de langue visible et évident dans le menu principal.
- Traduisez les balises meta, le texte alternatif et les titres — pas seulement le corps de page.
- Allez au‑delà des mots — l’humour et les métaphores peuvent se perdre à la traduction.
- Suivez chaque langue séparément dans Google Analytics.
FAQ
Qu’est‑ce qu’un site web multilingue ?
C’est un site qui propose le même contenu en plusieurs langues. Un site international va plus loin en adaptant le contenu et la configuration à des régions spécifiques.
Comment créer un site web multilingue ?
Choisissez une structure d’URL, traduisez le contenu essentiel, ajoutez un sélecteur de langue et reliez les pages avec hreflang. Des outils comme Weglot ou TranslatePress simplifient le tout.
Comment rendre un site web multilingue ?
Ajoutez de nouveaux dossiers ou sous-domaines, traduisez vos modèles et configurez un sitemap hreflang ou des balises HTML pour que les moteurs de recherche comprennent.
Comment faire du SEO pour les sites multilingues ?
Traduisez les balises meta, utilisez des URL uniques, ajoutez hreflang et développez des backlinks locaux. Suivez séparément les performances de chaque langue.
Qu’est‑ce que le hreflang ?
C’est une balise qui associe chaque page à sa langue et à sa région. Elle permet aux moteurs de recherche d’afficher la bonne version au bon public.
Cet article a été traduit par une intelligence artificielle et peut contenir des imprécisions. Consultez la version originale en anglais.

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